Anurag Kashyap : "Mon film le plus ambitieux : loin de Bollywood dans la forme, mais influencé dans le fond." NE PAS PUBLIER
Quand deux garçons armés de fusils en plastique pointent leurs canons l’un sur l’autre en criant : « c’est ton jour de chance, voyou ! » et qu’ils tirent l’un sur l’autre en faisant des « bangbang », cela pourrait simplement être l’histoire que se racontent deux adolescents un peu dingues en jouant dans leur jardin. Quand ils débitent les mêmes lignes avec des vrais flingues et se tirent dessus, c’est la genèse de Gangs of Wasseypur.
Bien que je sois né dans une petite ville au nord de l’Inde, j’ai migré dans une ville plus grande pour faire des films. La ville m’a attrapé et je suis allé loin, à travers mes films, dans l’exploration des effets qu’elle avait sur moi ... jusqu’à ce que je rencontre Zeishan.
Zeishan venait de Wasseypur et le peu qu’il me raconta de cet endroit me ramena à mes racines, mes origines, mon évolution, à mes rendez-vous galants avec Bollywood et les politiques de ma région.
Les quelques anecdotes que Zeishan partagea avec moi sur ce lieu étaient une réécriture et une analyse de l’histoire du lieu, qui expliquaient son évolution en un brasier incandescent, cette bataille du charbon et la façon dont cette guerre était menée. De l’extraction du charbon au meurtre d’une personne, d’une bagarre inoffensive à une vengeance héréditaire. La première partie du film s’intéresse aux racines des personnages et explore les raisons qui expliquent ce qu’ils sont.
La seconde partie s’intéresse aux héritiers de cette vengeance et montre la façon dont ces personnages, nourris au cinéma de Bollywood, grandissent et évoluent. C’est un mode de vie, au nom de l’honneur, de l’amour, de l’amitié, de la loyauté ou peut-être seulement de l’instinct animal. C’est le Wasseypur d’aujourd’hui.
Ce sentiment qui les anime devait être filmé avec cet humour piquant si spécifique à la région de Wasseypur. L’innocence reste malgré tout perceptible dans les yeux de l’âme perdue et vengeresse qui ne connaît pas d’autre façon de vivre que de tuer. Ces éléments confrontés à la violence apparente du film sont au service de cette épopée sur des criminels maladroits en devenir.
Les parents de Kali sont divorcés. La fillette, qui vit avec sa mère et son beau-père, disparaît subitement un samedi alors qu'elle a été confiée à son père...
A Bénarès, quatre personnages en quête d'un avenir meilleur sont écartelés entre modernité et fidélité aux traditions. Leurs parcours vont bientôt se croiser.
Dans cette région d'Inde où les femmes sont rares, Ramcharan essaie de marier ses 5 fils. Là, un pauvre paysan cache son bien le plus précieux : sa fille Kalki.
Trishna, une jeune paysannne et Jay, un séduisant jeune homme fortuné vont vivre une passion amoureuse, contaminée par une lutte des classes omniprésente.
Les Khan et les Singh s'affrontent toujours à Wasseypur. Fumeur invétéré méprisé par sa mère, Faizal va prendre sa revanche et étendre son pouvoir comme jamais.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
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L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
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Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.