Albert Serra : "Cette espèce de désordre en ordre."
VIDÉO [2023, 28'] Un Magimel aux fraises, une intrigue nébuleuse et un spectateur franchement paumé… Pacifiction repose sur une confusion totale qu’Albert Serra a joyeusement laissée entrer dans son film. Le cinéaste catalan nous éclaire sur l’essentiel : sa méthode, sa façon d’organiser le chaos, d’agencer des éléments hétérogènes, des corps, des accents, des discours et des lieux qui, dans leurs confrontations, disent quelque chose de notre modernité et d’un colonialisme plus insidieux, plus sournois. Le reste, c’est du hasard, de l’accident, une intuition esthétique qui commande à Serra et son équipe de monter tel ou tel plan. Ça baigne, ça mijote, ça « infuse » comme l’écrivait Mathieu Macheret au moment de la sortie du film, avec pour résultat un très grand film duquel se dégage une liberté absolue.
Hommage assumé au cinéma de science-fiction idéaliste des années 1980, Midnight Special confirme Jeff Nichols comme remarquable portraitiste d'une Amérique profonde avec cette course poursuite pastorale.
L'un des réalisateurs les plus créatifs lit entre les lignes de l'éternel best-seller de la littérature jeunesse pour une émouvante fable sur l'enfance et son imaginaire.
Ce mélodrame teinté d’americana, le terreau de son cinéma, prouve la versatilité de Jeff Nichols. Adaptant l’histoire vraie de Richard et Mildred Loving, il signe un vibrant pamphlet antiraciste doublé d’une œuvre aussi magistrale que poignante.
Au sommet de sa gloire, Jeanne Moreau passe à la mise en scène avec un film au carrefour de l’autofiction et du film choral. Elle y explore, sans concessions, le quotidien du métier de comédienne. Une œuvre précurseure du female gaze.
Débuté en 1946 mais sorti en 1980, Le Roi et l’Oiseau, adapté d’un conte d'Andersen, s'impose comme le mètre étalon de l'animation française. Paul Grimault et Jacques Prévert signent une œuvre universaliste traversant les époques.
Une jeune femme rencontre un homme dépressif. Ces deux personnes fragiles se lancent dans une relation maladroite, chacune empêtrée dans ses problèmes.
En racontant l’histoire d’un mythomane, Audiard invite le spectateur à s’interroger sur ses héros et son histoire. Armé d’un scénario récompensé à Cannes, il expose les troubles de la Libération et interroge les limites entre fiction et réalité.
Dana veut montrer de l'empathie. Pénélope veut explorer l'empathie. Lorsque l'expérience artistique de Pénélope se produit, les émotions de Dana prennent un tour inattendu.
Une voyageuse occidentale qui parcourt les îles capverdiennes avec son carnet de croquis s'arrête dans un village. Un jeune pêcheur l'invite à prolonger son séjour.
Robin Campillo (120 battements par minute) se replonge dans son enfance malgache pour une galerie douce-amère de souvenirs entre nostalgie d'un eden perdu et bilan d'une France coloniale.
Parce qu'une partie des scènes proviennent d'un autre film de Lotte Reiniger, "Les Aventures du prince Ahmed" (1926), dans lequel apparaissaient déjà les personnages d'Aladin et du génie.
S’inspirant de sa propre vie, Jeanne Moreau rassemble ses souvenirs et livre son œuvre la plus ambitieuse. Porté par un casting d’exception et une mise en scène élégante, la comédienne affine son regard et confirme sa singularité de réalisatrice.